Spectaculaire Namibie

Vous aimez les grands espaces, les déserts, les animaux dans leur environnement naturel, la découverte d'autres cultures, la mer...Alors, suivez-nous dans notre voyage en Namibie, un pays inoubliable
Octobre 2015
2 semaines
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Ça y est : Namibie, nous revoilà ! 15 ans après notre découverte en duo de ce pays en 2000, on a réalisé un des (très nombreux) rêves de notre vie ! Y revenir avec nos 3 (grands) petits enfants, leurs parents et notre plus jeune fils. Je suis ravie de revoir ce pays magnifique d'autant qu'en 2000, les appareils numériques et Myatlas n'existaient pas . Donc, je n'ai que des souvenirs papier difficilement partageables. Alors là, je vais me rattraper 😉


Ma cousine se joint à nous avec conjointe et enfant et on est donc un groupe de 11 personnes. On va faire un road trip de 2 semaines organisé par un tour opérateur local, avec qui on était déjà passé en 2000 (Coordonnées en MP).

A Windhoek, on récupèrera des 4X4 avec double tentes de toit et en route pour une belle aventure. On a déjà notre road book. En 2 semaines , on ne peut pas tout faire. On a donc privilégié ce qui pourra le plus plaire à 4 ados. Voici notre itinéraire avec les différents spots ou activités. On passera 12 nuits sur place, dont seulement 4 à l'hôtel. Le reste du temps, on sera en bivouac dans des camps tous très beaux et compte tenu des 4 ados, le plus souvent il y aura 1 piscine. Notre TO a tout réservé . On n'a plus qu'à PROFITER.

Voyage de 2 semaines dont 12 nuits sur place 

Le trajet a été un peu long. Plus de 36 h de porte à porte...C'est ça d'habiter la province, faut déjà monter à la capitale pour prendre l'avion !

Départ de la maison à 10 h le samedi matin ..... Arrivée à l'hôtel à Windhoek à 23H30 le dimanche !  

On a RV avec Ingrid, la patronne de l'agence demain à Swakopmund. On a hâte de la revoir. Mais pour l'instant, la troupe est fatiguée. Les chambres de l'hôtel à Windhoek sont bien appréciées. Elles sont si spacieuses et si confortables que les gamins nous demandent ...si on n'a pas gagné au loto 😀😀. Hélas non, comme pour la plupart d'entre nous, ce sont les économies qui payent le voyage et pour le coup, c'est même plusieurs années d'économie !

Bon petit déj au restau panoramique de l'hôtel.  Les enfants dévorent

Le lendemain, en attendant les voitures, on lézarde à l'hôtel....avec les lézards, premiers animaux que l'on voit en Namibie

Non non, ils ne sont pas en plastique...ce sont de vrais lézards !

On a bien fait de se la couler douce ce matin car la suite de la journée est compliquée. Grosse galère avec les voitures, embrayage en rade pour l'une et une durite qui fuit pour l'autre. Bref, plus de voitures ! C'est là qu'on apprécie d'avoir un TO pro. Ingrid gère tout. On part enfin avec 3 4X4 équipés tentes de toit et tout le matériel pour camper à l'arrière. Vu notre retard, on ne pourra pas rejoindre le premier point de bivouac prévu entre Windhoek et Swakopmund. Pas de pb. Ingrid en a réservé un autre plus près. On y arrive à 22H. Les ados ont faim, donc premier repas en camping. Heureusement que les filles, on avait prévu le coup pendant que les hommes faisaient le pied de grue chez le loueur de 4X4. Ce soir, poulets rôtis et chips...faut pas plus pour faire leur bonheur. Ils sont fatigués, mais aussi excités (et peut-être un peu inquiets) à l'idée de coucher dans les tentes de toit au milieu d'un endroit que l'on ne voit que de nuit et où on entend parfois quelques bruits étranges

Finalement tout le monde dort bien et se réveille bon pied bon œil le lendemain matin. On découvre alors le magnifique endroit où l'on a dormi. Oiseaux, végétation, tout nous émerveille ce matin

Pratique les double tentes. On dort à 4 par véhicule
Les enfants découvrent les spectaculaires nids des tisserins  dans l'arbuste et l'arbre carquois
On rêve tellement d'en voir en vrai qu'on les imagine en pierre ...mais quand même, ça ressemble à un éléphant, non ?

Allez, en route pour swakopmund, prochaine étape de notre road trip

Pas mal comme panorama pour bien démarrer la route 
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Nous voici arrivés à Swakopmund, une ville allemande en Namibie. Construite par les colons allemands à la fin du 19ème siècle, elle en a gardé la langue (encore beaucoup parlée dans la ville) et une architecture typiquement germanique assez baroque. Avec un style parfois art nouveau allemand comme le plus célèbre bâtiment de la ville : l'Hohenzollern building avec sur le fronton Atlas portant le monde. C'est aussi la station balnéaire de Namibie

Il est trop tôt pour prendre nos chambres à l'hôtel, donc on va pique niquer sur une plage de sable...rose à Walvis bay, ville portuaire voisine.

Étonnant ce sable  


On se balade ensuite dans les marais salants ....roses avant d'aller dire bonjour aux flamands ...roses qui peuplent la lagune de Walvis Bay. Bref, on voit la vie en ...rose !

 Je crois que je n'en ai jamais vus autant

Après une grande promenade dans cette magnifique lagune, on rejoint notre hôtel. On reste sans voix devant la splendeur du lieu. Alors là, les ado croient vraiment vraiment au Loto. On est dans des petites maisons au dessus du désert....

la partie ronde accueille la salle de bain. Chaque maisonnette a un poêle  car en juillet/août, il fait pas très chaud. 

et il y a des fleurs de partout et de superbes statues en pierre regardant le désert. C'est splendide et très dépaysant.

Fleurs de toutes formes et de toutes couleurs,  


Je suis fan de ces statues ....mais un peu gros à ramener peut-être 

Après une soirée pizzas chez Ingrid et Philippe (très sympas de nous avoir tous invités chez eux !) à se rappeler les souvenir de notre premier voyage, personne ne se fait prier pour aller se coucher. Je pense toutefois que les ados, qui sont à 2 dans leur chambre, ne se sont pas endormis très tôt !

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RV à 8h pour une journée qui s'annonce fort remplie. Ce matin, sortie en mer pour voir les otaries et les dauphins. On en verra même plus ...mais suspense. On mangera sur le bateau et ensuite, on partira en 4X4 voir les dunes du désert de Namib se jeter dans l'océan.

Nous voici sur le bateau avec la première otarie qui vient nous rendre visite. Bon , c'est sûr que le truc est fort touristique, mais c'est quand même assez impressionnant de nourrir des otaries sur le pont du bateau. Les ados sont sidérés.

Salut, me voilà et bien  sûr je prends la pause : profil droit, profil gauche
J'me sens bien avec vous...en plus y a une belle vue d'ici 

Mais voici des visiteurs inattendus : les pélicans. J'avais déjà vu des pélicans au Botswana, mais franchement jamais de si près ! C'est très impressionnant et même un peu flippant quand ils sont 2 ou 3 sur le bateau

J'ai même pu lui faire un fond de l’œil et une vérification des amygdales et c'est bon, tout allait bien 😉

Et coup de bol lors de cette sortie en mer, on a la chance de voir une baleine et son petit. Bon faut que vous soyez très imaginatif en regardant la photo car entre l'émotion et la distance ...on ne voit pas grand chose.

Vous avez ma parole : c'était bien une baleine et son petit

Après la visite autour du bateau des dauphins et des loutres, on a droit à un buffet plutôt copieux avec ...des huitres (et le champagne namibien bien sûr !)

Du tabasco avec les huitre ?? Ça va pas la tête ? Même les ados sont choqués !

Je le répète, c'est vraiment une sortie conçue pour les touristes. Mais franchement ça vaut le coup. La proximité avec les otaries et les pélicans, les explications et la gentillesse des accompagnateurs, la balade dans la baie de Walvis Bay incitent à se payer cette sortie (inclus dans le package, je ne sais pas le prix).

A peine sortis du bateau, le temps d'admirer de magnifiques statues sur le port, et voilà Peter qui nous attend avec 2 4X4 pour attaquer les dunes du Namib. Direction : Sandwish Harbor !

Celles là aussi , je les aurais bien ramenées. Faut vraiment que je me paye un jet privé pour ramener  mes souvenirs de voyage 😉
A l'aller, on longe la mer  pour admirer les dunes venir au ras de l'eau. On rentrera à travers les dunes 

Quelques rencontres en cours de route avant d'arriver au bout de la piste.

Non ce n'est toujours pas un lézard en plastique et le chacal n'est pas empaillé !

La balade jusqu'au bout dure bien une bonne heure. Avant de repartir dans l'autre sens, les ados (et les parents les plus jeunes 😉) grimpent en haut des dunes tandis qu'à notre grand âge, nous restons sagement en bas à contempler les flamands roses et à admirer les prairies de salicorne. Sandwish harbor, c'est vraiment un des (nombreux) bouts du monde. C'est assez magique de voir les dunes plonger dans l'océan avec des colonies de flamands roses à leur pied

Étonnante la salicorne 

Retour à travers les dunes. Souvenir inoubliable. Tout le monde a encore le fou rire en y repensant. Peter est un conducteur sur sable hors pair. Il grimpe les dunes à 100 kms/h . Oui oui vous avez bien lu ! Il fait ensuite un virage en haut , porté par la force centrifuge et s'arrête 10 secondes avant de se laisser glisser en bas comme sur un toboggan. On fait ainsi une bonne demi heure de montagnes russes à la grande joie de ma troupe d'ados qui encouragent Peter à en faire encore plus. Bref un moment de pur bonheur avec les gamins. Aucune photo ne pourra rendre ces sensations et les fous rires à l'intérieur de la voiture. Quant à filmer, heu ...je suis déjà assez fière d'avoir pu prendre des photos dans de telles conditions 😉

"You are the best Peter" dixit mon petit fils
Beauté du désert de Namib

Vraiment à faire. Tout est spectaculaire

Après une bonne douche et un bon restau, vite au lit. Ce soir, on est tous exténués.

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Pendant que l'on va faire les courses pour être autonomes 2 ou 3 jours, les ados partent s'éclater en surf sur les dunes. Ils reviennent écarlates,mais enchantés

Ensuite, en route pour la baie de Cape cross où nous avons rendez-vous avec ....100 000 otaries !!

C'est une réserve naturelle à environ 130 kms de Swakopmund le long de la côte des squelettes (nommée ainsi à cause des épaves de bateaux échouées tout le long de la côte et à moitié englouties dans le sable.

Le spectacle est tout à la fois magnifique et ....olfactif ! Un conseil d’amis, n'y allez pas sans un foulard à vous mettre sur le nez !

Selon la période, la colonie compte entre 100 000 et 250 000 individus.

Une passerelle en bois surplombe le site et selon votre sensibilité à l'odeur (😉), vous y resterez 10 mns ou 1 h. Venant pour la 2nde fois, j'ai dû être immunisée car je l'ai mieux supportée que la 1ère fois. J'ai donc pu en profiter pour observer quelques scènes de vie chez les otaries à fourrure.

Pas facile de retrouver les siens dans ce troupeau 

On voit tout de suite les personnalités. Il y a :


* La star qui pose en regardant du coin de l’œil si on la photographie






* Le curieux de tout








* L'ingénue : "t'as de beaux yeux, tu sais "




Mais il y a surtout de gros dormeurs

Une belle vie d'otaries 

Vraiment à voir malgré l'odeur et malgré (ou surtout à cause) des massacres d'otaries autorisés par le gouvernement namibien de juillet à septembre évoquant la nécessité de réguler l'espèce consommant soit disant plus de poissons que tous les habitants de Namibie et d'Afrique du sud et menaçant dès lors l'industrie de pêche locale (argument démenti par le Fonds International pour la Protection des Animaux qui s'appuie sur des études scientifiques pour démontrer que le déclin des réserves de poissons est plus dû à la surpêche qu'aux otaries). En allant dans cette réserve et s'acquittant des 80 N$ par personne, on peut essayer de démontrer que des otaries vivantes attirant des touristes rapportent plus que des otaries tuées.


Après cette étape appréciée de toute la tribu, en route pour rejoindre notre bivouac de ce soir dans le parc du Brandberg. La piste s'enfonce dans un paysage pour le moins désertique. Il fait déjà un peu sombre pour les photos, mais faut tout de même garder un souvenir des welwistschia mirabilis. Quesako cette bête ? Non ce n'est pas un animal, mais la plus vieille plante au Monde. Certains spécimens ont entre 1000 et 2000 ans. Elle n'est composée que de 2 feuilles à la base qui font parfois plus de 4 mètres de long et qui se déchirent donnant l'impression qu'il y en a plusieurs. Mais ne rêvez pas d'en planter chez vous car 1/ c'est une plante des déserts et 2/ c'est pas franchement très beau. Celle-ci est petite, mais allez voir sur ce lien . Il y en a des spectaculaires

Et nous voilà arrivés, de nuit, au camp de Save the Rhino Trust. C'est un camp de brousse situé le long de la rivière Ugab dans la montagne du Brandberg, la plus haute de Namibie. Ce n'est accessible qu'en 4X4 et pour le moins très très spartiate en termes d'équipements. Il faut être autonomes en bouffe et surtout en eau car, ici, elle n'est pas potable. L'endroit est totalement isolé et sauvage.

Le panneau à l’intérieur de l'enclos où nous dressons le camp est explicite et les ados sont plutôt impressionnés. Allez, un bon feu et une marmite de spaghettis à la bolognaise rassurent tout le monde. Mais on sent qu'ils sont quand même bien heureux que les tentes soient en hauteur. La soirée est magique, entre silence, quelques cris non identifiés et discussions intergénérationnelles au coin du feu. Moment magique gravé dans toutes les têtes.

Ça calme un tel panneau
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Grand soleil au réveil, c'est l'heure de la douche. La salle de bain est...très exotique. Pour la douche, c'est un ancien bidon d'essence reconverti en cumulus quand il est rempli d'eau et chauffé au feu de bois. On remplit le seau et voilà pour l'eau chaude.... un peu parfumée au gasoil. C'est ma petite fille qui se lance la première dans l'exercice. Elle en garde elle aussi un sacré souvenir

Le coin douche. ....pour le reste, c'est dans la nature (en faisant attention aux lions et aux éléphants 😉)

Ce camp est géré par une organisation, crée en 1982, qui avait, à l'origine pour vocation de protéger les rhinocéros. A la fin des années 70, 95% des rhinocéros d'Afrique avaient disparu, notamment à cause du braconnage. En Namibie , il restait à peine une cinquantaine de rhinocéros noirs entre le Damaraland et le Kaokoland. Créé en 1982, Save The Rhino Trust avait pour mission de protéger ces rescapés en éradiquant le braconnage. Depuis, au delà de la conservation de l'espèce, ils ont développé une base de données impressionnante sur le mode de vie de ces animaux, leur démographie, leur habitat....La création du camp Désert Rhino Camp génère une source de revenus complémentaires. Passer une nuit dans ce camp (voire 2 pour en profiter pour aller avec un guide pister le rhino noir) est une expérience là encore inoubliable.

 Admirez l'ingéniosité des artistes locaux pour faire des œuvres d'art à partir de bidons

Et c'est parti pour une journée de pistes. Un peu raide et caillouteux en partant du camp, mais c'est tellement beau qu'on ne pense plus aux cahots. La piste est rude et réservé quand même aux initiés. Avec plus des centaines de pistes au Maroc ou au Zimbabwe au volant de notre vieille Land, mon homme ouvre la voie. Mais, gendre et cousine suivent très bien le rythme.

Oui, oui c'est bien la piste au milieu des rochers
Le bonheur est sur la piste 
La piste s'améliore quand on arrive vers le plateau  

Et nous voilà sur le plateau de Doros dans le Damaraland

La vue est spectaculaire 
on se croirait sur la lune  

On redescend dans un désert rocailleux ocre et rouge où émergent quelques buissons d'un vert profond. C'est splendide.

Les couleurs deviennent splendides 
Difficile de trouver de l'ombre pour le pique nique. On se contentera de cette avancée de rocher

Après le miam miam et la sieste bien sûr, on repart sous un soleil de plomb ...et on apprécie d'avoir des véhicules climatisées 😀. Suivant les indications de notre road book, on rejoint le lit de la rivière. Après la piste de cailloux, voici enfin le sable beaucoup plus confortable pour rouler ...mais traitre pour la conduite.

Et soudain .... voici les premiers éléphants ! On se rappelle des mises en garde d'Ingrid, il y a 15 ans, sur l'agressivité des éléphants du désert. On applique donc les règles de sécurité qu'elle nous avait apprises : s'arrêter après le troupeau, moteur allumé et vitesse enclenchée. Bref prêt à partir s'ils chargent. Durant nos nombreux voyages au Zimbabwe et au Boswana (quand on habitait La Réunion), on a vécu, plusieurs fois, des charges d'éléphants et franchement c'est impressionnant.

Ils ont l'air pacifiques mais attention ils peuvent vite s'énerver 

C'est grand silence dans les véhicules. Tout le monde admire bouche bée. On repart mais juste pour quelques centaines de mètres car voici maintenant un troupeau d'oryx (animal emblématique de la Namibie. Ils sont très étonnés de voir 3 4X4 surgir du lit de la rivière 😉

Tiens , v'là du monde  
Mieux vaut fuir


La débandade des oryx affolent les quelques impalas qui broutaient tranquillement

Encore quelques belles rencontres avant d'arriver à notre campsite et notamment...les premiers himbas, peuple bantou établi au nord de la Namibie dans le Kaokoveld. On va les rencontrer longuement dans quelques jours en se rendant à Epupa Falls à la frontière angolaise

Bel accueil !

On rentre en région très désertique et cela se voit

Pauvre zébu

Le périple de la journée se termine en arrivant à Mowani Mountain camp à Twyfelfontein. Mowani signifie "béni des dieux" et franchement ce site porte parfaitement son nom. De notre emplacement, on a une vue splendide sur la savane ponctuée de gros bloc de rochers aux teintes rougeâtres.

Sympa la vue de ma tente ! 

Je ne sais pas s'il y a d'autres campeurs, mais on a l'impression d'être seuls au milieu de la savane. Ce camp site est superbe et fort bien équipé avec une cuisine en plein air et des sanitaires cachés dans de faux blocs de rochers

Bivouac noté unanimement 10/10 
C'est l''heure d'une bonne bière fraiche devant de ce coucher de soleil féérique : 
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Quel réveil magique au son des oiseaux ! Il y en a de partout et ils sont très curieux !

Y a pire comme  endroit pour se réveiller non?
 Le petit déj 'est très exotique !

Les nids des tisserins transforment les arbustes en arbre de noël pleine de boules.

Départ ce matin pour aller voir les peintures rupestres de Twylfelfontein....sauf qu'en route, les supports de la galerie du 4X4 de notre gendre lâchent. Donc ce sera visite au garage !

Pendant que les hommes sont dans la mécanique, on s'extasie devant toutes sortes d'oiseaux dont le splendide calao à bec jaune.

Heureusement que j'ai un appareil numérique car je les ai mitraillés. Je peux facilement faire une expo ornithologique 
C'est fou comme ils se laissent approcher  

Les garçons entament une partie de foot avec le petit garçon du propriétaire du garage. Il est fou de joie de jouer avec des grands et multiplie les pitreries pour le plus grand plaisir de son public !

Il est vraiment trop drôle ce zizou local 

Ça y est, tout est réparé et nous voilà repartis. Il fait une chaleur intense.

Difficile encore de trouver de l'ombre. On finit par repérer quelques mopanes pour pique-niquer dessous Les mopanes ont des feuilles superbes en forme de papillon

La température ne donne pas envie de prolonger le repas et on se prépare à repartir vite quand soudain, on a de la visite.

Qui va sortir de ce trou ? 
 C'est moi !

Le voyage se poursuit entre savanes arborant tous les tons de jaune, espaces désertiques sans l'ombre d'un arbre et monticules de cailloux parsemés de pachypodium. Voici une belle légende sur cet arbre

"Dieu aurait créé la Terre en 7 jours puis il est réparti dans les cieux. Mais en partant, il s'est rendu compte qu'il avait encore un arbre. Il l'a alors jeté sur Terre et celui ci est tombé les racines en l'air"

C'est vrai que cet arbre est particulier 

Le paysage et la chaleur incitent les passagers à la sieste. Mais soudain...voilà un troupeau de girafes qui traverse la route et tout le monde est vite réveillé 😉

Toujours impressionnant de voir comment ces grands animaux peuvent être gracieux 

Allez courage pour les quelques kms qui restent.

Quel paysage ! 

On est fatigué par la piste et toutes les émotions ressenties. Tout le monde est donc ravi d'arriver à l'étape de ce soir au khowarib Lodge.

Les salons et terrasses du Lodge sont superbement décorés.



 C'est si sympa qu'on décide de venir y prendre le petit déj' demain matin

En attendant, on va s'installer dans la partie camping. C'est aussi très chouette avec des terrasses qui surplombent une rivière.

Pendant que les enfants filent profiter de la piscine du lodge, les" vieux" restent à contempler le paysage avec une bonne bière fraiche. Vous avez sans doute compris qu on aime bien la bière fraîche 😉

Sérénité absolue ! 

Ce soir, c'est barbecue ! et ensuite, on s'endort "bercés" par le son des grenouilles.

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Comme promis, on se prend un "méga" petit déj' sur la terrasse du lodge. Jus de fruits frais, oeufs au plat, légumes, fruits ...voilà de quoi satisfaire les appétits de nos ogres ! Tout ça dans un décor de rêve

Nous les filles, on a adoré la déco des toilettes 

Malgré la beauté du lieu, tout le monde est impatient de partir car si, aujourd'hui, on fait une très longue étape de 360 kms (dont 180 de piste 😦), c'est pour rejoindre enfin Epupa falls, la région des Himbas. A 8H15, nous voilà donc partis pour 7 h de route !

On a bien fait de partir tôt car à peine sortis de la piste venant du lodge, premier arrêt pour une crevaison ! Ensuite des travaux sur la route modifient le trajet décrit dans le road book et ...on se plante de route. Bref, à 10h30, on est enfin sur la bonne route et en état de rouler! On fait quelques rencontres intéressantes 😀

Autruches et outardes en balade 

Après une halte casse croute au milieu de monumentales termitières, on s'arrête à Opuwo pour faire le plein de course au..supermarché. Et oui en 15 ans, la société de consommation a gagné ce gros bourg du nord de la Namibie. Lors de notre premier séjour, il n'y avait qu'une mini supérette très peu achalandée et aujourd'hui, nous voilà devant l'Intermarché local. Mais pas de bol, il n'ouvre qu'à 16H. On se rabat donc sur une épicerie comme d'antan, c'est à dire quelques rayons dans une sorte de hangar. Dépaysement garanti pour le reste de la troupe. Le plus jeune s'inquiète de savoir si on est vraiment dans un magasin 😀. Bon, question ravitaillement, c'est pas top. il n'y a rien de frais. On se contente donc de pâtes, d'eau et...de vache qui rit ( c'est le produit phare de toutes les épiceries africaines que j'ai fréquentées 😉). C'est très surprenant de faire nos courses au milieu des femmes himbas à demi nues.

A Opuwo, on croise, dans les rues, des femmes herero en tenue traditionnelle composée d'une ample robe de type victorien et d'une coiffe plate et des femmes himba vêtues seulement de leur jupette en peau de chèvre et de lourds colliers.

Gros étonnement la première fois qu'on voit ce costume 
Le contraste est surprenant entre femmes herero et femmes himbas



Pour les voyageuses intéressées par une tenue herero, voici le numéro de la boutique 😉. Messieurs, évitez quand même comme cadeau de St Valentin car pas sûre que cela plaise vraiment 😉😉



Après les courses et le plein d'essence, on attaque la piste pour rejoindre Epupa (3 h de piste tout de même !). A quelques kms d'Opuwo, on longe des villages de cases en rondins de bois et surtout de tentes faites avec de vieux sacs. Elles servent d'abris de fortune aux himbas qui ont quitté leurs villages attirés par l'attrait d'Opuwo et d'une vie meilleure. Hélas, un espoir vain.

Les ados sont muets devant cette misère exposée sous un soleil de plomb. Cette image restera-t-elle dans leurs têtes quand ils retrouveront leur petit confort, leur ordi, leur Playstation ? J'espère que ce voyage comme d'autres faits avant avec eux leur donneront, pour le reste de leur vie, le sens de l'essentiel et les rendront plus lucides et mesurés en tant que consommateur.

Changement de paysage, nous voici au milieu des baobab.

Que ces arbres sont majestueux.

Nous voilà arrivés devant le fabuleux point de vue sur les chutes d'Epupa (on rage car depuis 2000, l'accès au point de vue est devenu payant !). La rivière est la Kunene. Elle sert de frontière entre l'Angola (à gauche de la photo) et la Namibie.

Mon fond d'écran sur mon ordi depuis ce voyage . .. histoire de continuer à rêver 
Fantastique 


On installe le bivouac à Omarunga, juste au bord de la rivière sous les palmiers hyphaene petersiana que les himbas appellent le makalani.

Y a pire comme bivouac ! 

Les graines de ce palmier ressemblent à de petites noix de coco. Sous la dure écorce extérieure et la peau fine intérieure, se trouve un noyau blanc très dur, de la taille d'une balle de golf et creux à l'intérieur. Considérés comme de l'ivoire végétal, ces noyaux sont sculptés ou utilisés pour faire des bijoux. Nettement mieux que l'ivoire animal ! Nos ados en font un usage plus ludique et improvisent une partie de pétanque !


Un boulot de titan pour arriver à éplucher  cette graine. On finit par renoncer et par acheter l'objet sculpté

Pas très loin des chutes et au milieu du "village" (en fait quelques cases, une épicerie et un dispensaire), le camp est très sympa, avec une belle déco, des bungalows, un restau et...une piscine !

plein de sculptures en fer

Belle soirée au bord de l'eau à déguster les 3 dernières boîtes de raviolis (C'est bizarre comme ce truc que je ne mange jamais devient un met goûteux quand on est en bivouac et qu'il ne reste que cela à manger 😉). Allez au lit tout le monde. Demain, plein d'aventures nous attendent !

 Couleurs magiques
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Moi qui rêvait d'aventures, je suis servie ! Debout à l'aube avec ....un mal de gorge pas possible. Donc la journée commence avec une visite au dispensaire...où environ 50 himbas m'ont précédée. Au bout de 30 mns assise par terre avec une température frôlant les 30 degrés, je renonce et je retourne au camp. Le spectacle était pourtant plaisant avec les femmes himbas venues à la visite médicale avec leurs nourrissons et leurs enfants. Tout le monde est assis au sol, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Les enfants sont étonnamment sages. Est-ce la peur du docteur ?

Aujourd'hui, on se pose ! Les enfants profitent de la piscine et les adultes attaquent lessives et vérification des 4X4. Pendant que le linge sèche, étalé un peu de partout, on part voir les belles chutes de la Kunene. La balade est magnifique avec de superbes points de vue sur la rivière.

Les chèvres nous accompagnent, ravies d'avoir de la compagnie  
il y a de quoi être contemplatif devant un tel paysage 

La balade se poursuit au milieu des baobab. La terre est rouge. C'est de la latérite, un sol rouge vif riche en fer et en alumine. Propre au climat tropical, ce sol, impropre à toute culture, vient de l'alternance des saisons sèches et humides. C'est de là que vient la couleur des femmes himbas. elles enduisent en effet leurs corps de latérite et de graisse.

cela me fait penser à un bouquin que je vous conseille si vous allez en Namibie (ou si vous en rêvez). Le titre est "pieds nus sur la terre rouge". Il a été écrit par Solenn Bardet. A 18 ans, la tête pleine de rêves de l'Afrique, elle part et se retrouve dans le Kaokoland au nord de la Namibie. Pendant 4 ans, elle y passera 6 mois par an. Depuis, elle est investi aux côtés des Himbas pour protéger et valoriser leur culture. Depuis 2007, les représentants des Himbas l'ont nommée "représentante des Himbas dans le Monde" Son histoire a inspiré Frédéric Lopez qui fera un numéro de "rendez vous en terre inconnue" avec Solenn Bardet qui accompagne Muriel Robin dans sa famille adoptive. Lire ses livres ou regarder ses films ("les himbas font leur cinéma" par exemple) , c'est rencontrer une belle personne passionnée et passionnante

Il a fallu se mettre à 10 pour arriver  à faire une ronde autour de ce gros baobab en bas à gauche 

Au retour, on s'arrête aux étals de souvenirs tenus par les himbas. C'est l'occasion de très longues négociations et palabres pour le moindre objet. Mais c'est surtout un très beau moment d'échanges (avec un peu d'anglais et beaucoup de signes) et de franches rigolades avec Liyambo, Lena, Kakaï et ...Augustin immortalisés par des photos que j'enverrai au lodge.

On écrit tous nos prénoms sur le sol 😀


Retour au camp en compagnie de 2 himbas. Mon mari a pris le temps de passer au dispensaire désormais désert et me voici équipée pour lutter contre l'angine.


Après un casse-croute à l'ombre des palmiers , chacun savoure la sieste, dans les tentes ouvertes de tous les côté pour capter le moindre souffle de vent. C'est les chants des oiseaux qui nous réveillent. Il y en a de toutes les tailles et de toutes les couleurs et ils sont loin d'être sauvages.

Je passerais des heures à les regarder . En fait, dans ma prochaine vie, je serais ornithologue 😉


On a rendez vous avec un guide pour aller passer l'après midi dans un village himba. On s'arrête tout d'abord à l'épicerie pour leur apporter de l'huile, du sucre et de la farine de maïs.

En route sur la piste avec quelques rencontres en cours de route 

Nous voici au milieu du village. Les premiers instants sont un peu gênants. Personne n'est à l'aise. Le guide nous présente de case en case en nous expliquant le mode de vie des himbas, la symbolique des coiffures et des parures. On a vraiment l'impression d'être des voyeurs dans un zoo. Finalement, petit à petit, le contact se fait , grâce notamment aux photos que l'on montre de chez nous, de nos enfants, de nos chiens et chats.(c'est l'avantage des téléphone portables!). Cela intéresse beaucoup nos hôtes. On se retrouve alors dans un vrai partage. On s’assoit par terre à côté des femmes pour "discuter", les garçons jouent avec les petits.... On passe ainsi plusieurs heures dans ce village et on se quitte vraiment tous avec regret. Je pense souvent à ce moment et à ces gens au mode de vie si loin du mien et avec qui pourtant, l'espace de quelques heures, la connexion s'est faite grâce à ce qui nous unit, finalement plus fort que nos différences : l'attachement à sa maison et à sa famille, le travail, le plaisir de partager...

Pas d'hommes au village, ils sont aux champs  
Beaucoup de bébés sont nés cette année dans le village 
Que ces femmes himbas sont belles !  

Le retour au camp est silencieux. Chacun repasse dans sa tête ces moments exceptionnels, se rappelle les sourires et la gentillesse de ces gens qui n'ont que peu de choses.

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C'est le grand jour !! On part pour la réserve d'Etosha. On avait volontairement gardé ce moment pour la fin du voyage pour tenir en haleine nos 4 loupiots. Pour fêter ce départ, on va prendre le breakfast au restau du camp. Le manager nous fait bien rire. Il a sur son téléphone une appli (Roberts bird) qui imite les cris d'oiseaux. Il sélectionne le cri du corbeau africain car on en a un juste au dessus de la tête. C'est trop drôle de voir sa réaction. Il cherche de partout où se cache ce congénère.

Allez, on attaque la piste du retour sur Opuwo où on peut enfin faire les courses dans le "beau" supermarché. Chic , ce soir, ce sera barbecue car on a même trouvé de la viande fraîche à faire griller (on commençait à saturer des raviolis et pâtes à la bolognaise 😉). Sauf qu'on avait juste oublié ...la barrière sanitaire. On n'a pas le droit de passer viandes et produits laitiers. Pour le coup, c'est trop frustrant de filer nos grillades tant fantasmées. On planque donc discrètement la viande et on ne sort de nos glacières que 2 litres de lait au contrôle. Ô les vilains !

Nous voilà enfin arrivés à Etosha. Croyez moi, y a de l'enthousiasme dans les voitures...surtout quand on voit le premier zèbre

Toujours très photogéniques , les zèbres

Ce premier après-midi est riche en émotions. Après les zèbres, nous voici nez à nez avec ....un rhinocéros. Très intéressé par nos véhicules, il décide de venir voir plus près. Et...plus on recule...plus il avance ...vite. On finit par se regarder ...les yeux dans les yeux 😉

Tiens, des touristes...je vais aller les voir

Quelques kms plus loin, nouveau gros shoot d'adrénaline. Des lions ont tué une girafe et ont commencé à s'en repaître. Le spectacle est peu ragoûtant mais on est super content de voir aussi vite des lions. Je vous fait grâce des gros plans forts réussis avec mon zoom, mais pour le coup vraiment "gore"

C'est épuisant d'attaquer une girafe ! 

A peine remis de cette scène, on arrive à un grand point d'eau. Mais bizarrement, aucun animal ne boit. Ils sont une centaine en rond autour, à environ une vingtaine de mètres du bord. En s'approchant, on comprend pourquoi

Et oui ce sont bien une lionne et un lion qui squattent le point d'eau, eux aussi épuisés de la chasse à la girafe 
On dirait une grosse peluche  

On reste plus d'une heure à observer le manège des animaux. Un gnou, visiblement pas au courant de la présence des fauves, s'avance pour boire. Les autres le regardent en se disant : "il est complètement fou !"

Soudain, il lève la tête, voit le lion et ...fuit à tout à l'allure . Pas sympas, on est tous pliés de rire

Tout en restant inquiets de cette présence inattendue en pleine journée, les animaux commencent à avoir vraiment soif car il fait de plus en plus chaud. Le phacochère est le premier à sciemment braver le danger

C'est quand même pas un lion qui va m'empêcher de boire 

Les impalas osent alors s'approcher...certaines vont carrément narguer le lion....impassible

"il est mort je te dis . Regarde il ne bouge pas. Allez, viens !"
"heu, non, en fait il est bien vivant. RECULE !"
J'aime beaucoup la finesse de traits des impalas 

Un proverbe africain pour illustrer cette tranche de vie dans la savane

"Tous les matins, en Afrique, une gazelle se réveille. Elle sait qu'elle doit courir plus vite que le plus rapide des lions sans quoi elle sera dévorée

Tous les matins, en Afrique, un lion se réveille. Il sait qu'il devra courir plus vite que la plus lente des gazelles sans quoi il mourra de faim

Moralité : Peu importe que vous soyez lion ou gazelle, quand le soleil se lève, il est temps de courir"

Premier bivouac dans la réserve. On est à côté d'une plateforme et à la tombée de la nuit, on a la chance de voir des rhinocéros, puis une lionne, venir boire un coup dans le point d'eau.

Beau coucher de soleil 
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On passe ainsi 2 jours à traverser l'immense réserve d'Etosha en changeant de camps chaque nuit. Bizarrement, durant ces 2 jours, les ados se sont levés, au petit jour, sans rechigner.

Si l'on cherche surtout les animaux, on savoure aussi la beauté des paysages.

Beauté des lumières en Afrique 

Les heures passent tranquillement, à contempler :

Les animaux en train de boire 
les balades à la queue leu leu 
Le graphisme de certains pelages ou plumages 
les difficultés à marcher d'un vieux lion efflanqué et solitaire 

Si on les observe sans vergogne, certains n'hésitent pas à en faire autant...et fièrement en plus

Voilà une attitude...virile ! 

On fait quelques rencontres insolites

Mais que fait Jeannot lapin en pleine savane ? 
Un chacal myope découvrant la limitation de vitesse 
Vision surprenante quand on veut jeter un sac dans la poubelle 

Quelques jolis petits proverbes africains pour clôturer cette virée dans la réserve d'Etosha. A méditer


"N'insulte jamais un crocodile avant d'avoir traversé la rivière"

"Ne te laisse pas lécher par celui qui peut t'avaler"

"Si l'arbre avait su ce que la hache lui réservait, il ne lui aurait jamais fourni le manche"

"Le croassement des grenouilles n'empêchent pas l'éléphant de boire"


Dernier regard sur les oiseaux , dernier coucher de soleil dans le ciel d'Afrique, dernier bivouac sous la tente,...et c'est fini. Demain retour à Windhoek pour une dernière nuit d'hôtel avant de reprendre l'avion. Chacun s'endort ce soir avec encore dans la tête toutes les images de ce magnifique séjour.

Au revoir l'Afrique et à bientôt